Observations Automatisées de l’Océan” (OAO)

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Un planeur sous-marin, équipé de différents capteurs, commence sa descente pour mesurer les propriétés de la colonne d’eau en mer Ligure, Méditerranée.

(crédit : David Luquet)

L’Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer (CNRS/UPMC) partagera une de ses actions pendant deux années avec DEFISMED.Dans le cadre du partenariat PARTAGE proposé par DEFISMED au monde de la Recherche, aux pouvoirs publics et aux ONG, le Laboratoire d'Océanographiede Villefranche-sur-Mer (LOV/OOV) est le premier à avoir signé la convention. Il bénéficiera pendant près de deux ans de l'ensemble des interfaces proposéespar le Programme P.H.A.R.E. Site Internet à réalité augmentée où un univers virtuel lui sera dédié sur un des navires, participation privilégiée aux Colloques,Festival et Rencontres publiques, Plan média DEFISMED, le LOV aura de multiples occasions jusqu'à la fin 2012 de partager largement les avancées deses recherches et de répondre aux questionnements de la Société.

“Observations Automatisées de l’Océan” (OAO) est un groupement de chercheurs et d’ingénieurs de recherche au sein de l’Observatoire Océanologique de Villefranche (CNRS/UPMC ; France).
“Observations Automatisées de l’Océan” (OAO) est un groupement de chercheurs et d’ingénieurs de recherche au sein de l’Observatoire Océanologique de Villefranche (CNRS/UPMC ; France).

Son objectif principal est de contribuer à une meilleure compréhension des propriétés physiques et biogéochimiques des Océans et de leurs rôles dans le contexte du changement climatique

Pour atteindre cet objectif, OAO s’est volontairement orienté sur des instruments autonomes qui permettent d’explorer et d’observer les Océans « à distance et en temps réel». La surface des Océans peut être étudiée grâce à des satellites (p.ex. avec des capteurs « couleur de l’eau »), tandis que les observations de leurs propriétés en profondeur nécessitent des instruments tels que les robots sous-marins. Ces deux technologies « de pointe » sont extrêmement complémentaires dans la perspective de développer une vision tridimensionnelle des caractéristiques de différentes zones océaniques.
Dans le cadre pluridisciplinaire de OAO, une des préoccupations importantes concerne le développement des robots, qui se fait notamment en partenariat avec des entreprises privées. On peut en différencier deux grands types: ceux que l’on pilote, les planeurs sous-marins, et ceux qui se déplacent au gré des courants, les flotteurs profileurs. En modifiant leur flottabilité (grâce à une vessie de volume d’huile variable), les deux types de robots se déplacent entre la surface et ~ un km de profondeur en «yo-yo». Bardés de capteurs miniaturisés, ils acquièrent les mesures océanographiques durant leur trajet. Dès leur arrivée en surface, ils transmettent leurs observations par satellite au laboratoire de recherche, puis replongent pour un nouveau cycle d’observation. Les robots sous-marins opérés par OAO réalisent non seulement des mesures physiques (température, salinité), mais aussi des mesures chimiques (p.ex. oxygène, nitrates), biologiques (p.ex. quantité de chlorophylle et de particules) et optiques (p.ex. pénétration de la lumière dans l’Océan). Grâce à leur grande autonomie, ces robots représentent enfin l'unique moyen d'étudier les variations des propriétés de l'Océan sur un continuum d'échelles de temps (de la journée jusqu'à plusieurs années) ou d’espace (du km jusqu’à ~1000 km).

Vers la carte des projets ''MER''
L’ensemble de ces mesures pluridisciplinaires va permettre d'améliorer nos connaissances sur les cycles biogéochimiques, une étape importante des recherches actuelles sur les changements environnementaux. Elles permettront, par exemple, de mieux estimer la quantité de carbone (CO2) capturé par le phytoplancton via le processus de photosynthèse dans des zones clés comme l’Atlantique Nord. Elles permettront également d’approfondir les études menées en Méditerranée, considérée comme un « océan miniature » où se manifeste une diversité de situations représentatives des différents océans de notre planète.Toute observation menée en Méditerranée permet donc non seulement de mieux comprendre la « grande bleue » mais a également une portée plus générale et globale.